dimanche 14 mai 2017

Nouvelle génération

C'est ce qui me vint à l'esprit ce soir en regardant une émission sur l'histoire du protocole présidentiel de la Ve République. Les hommes et les femmes passent et se succèdent. Que penserait un François Mitterrand de l'accession au plus haut poste de l'Etat d'un Emmanuel Macron âgé de seulement trente-neuf ans ? Quelle vision a celui-ci de la fonction présidentielle ?

Emmanuel Macron, huitième Président de la République Française

De Gaulle, Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand, et même Chirac héritaient d'une histoire de France pesante, pesante d'un passé de guerres tourmenté - rappelons que Chirac connut la guerre d'Algérie.
Sarkozy, Hollande et Macron ne semble plus que le produit d'une ambition personnelle et d'un destin forcé. Leurs prédécesseurs véhiculaient une aura peut-être un peu mystique qui pouvait susciter au minimum une admiration. L'aura trouvait son origine certainement dans les passions qui découlaient des guerres.

On peut dire sans crainte, je crois, de se tromper, que depuis Sarkozy "le niveau avait baissé".  En revanche, malgré son jeune âge, le nouveau président Macron autorise quelque espoir quand à la stature qu'il entend donner à la fonction de Président de la République. Un mélange de modernisme patent et d'un conservatisme ostentatoire afin de rétablir une image plus noble du statut.

En regardant cette émission, on comprenait l'importance des symboles. On percevait l'envergure que les présidents choisirent de donner (ou pas) à la fonction. Et j'ai saisi pourquoi les populistes de tous bords ne méritaient décidément pas d'accéder à la présidence de la République. Le destin de la France nécessite-t-il la satisfaction immédiate des desiderata et des passions d'un peuple , ou ne mérite-t-il pas plutôt le recul, la réflexion qu'un certain isolement peut nourrir ?

Que vaut le destin de la France ?

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