jeudi 21 janvier 2010

Livre électronique.

Suite à la lecture d'un dossier sur le livre électronique dans le Science et Vie Micro du mois de décembre, je me suis penché sur le sujet. Dans tous les domaines concernés par la dématérialisation des médias, un des problèmes qui m'interpelle le plus est la transmission de la mémoire aux générations futures. Imaginez si les Grecs avaient connu la numérisation, aurions-nous eu accès à L'Illiade ? Que resterait-il à nos archéologues ? Il aurait probablement fallu réinventer la machine pour pouvoir lire les documents d'époque. Et que restera-t-il aux archéologues du 41e siècle ? Mis-à-part ce (réel !) problème de conscience, honnêtement, la numérisation propose des solutions vraiment pratiques, quelques fois esthétiques même (l'iPod).

Le dernier exemple en date est donc le livre numérique. Pour moi c'est une révélation. Bien sûr, rien ne remplacera jamais le toucher et l'odeur du papier. Pour certains c'est un plaisir sensuel. Pas pour moi. A présent, considérons ce que nous propose ce nouveau produit. Tout d'abord, le confort de lecture. Je n'ai pas encore eu l'occasion de tester, mais on lit partout que cette nouvelle technologie, l'encre électronique, offre des contrastes similaires à ce que l'on voit sur du texte papier, et des possibilités diverses: augmentation de la taille de la police, repagination, zoom, etc .... L'argument qui tue: des milliers de livres dans une petite machine élégante de 160 grammes. Plus besoin de se trimballer les 6 kgs de "La Recherche" ou les 3 tomes de "De la Démocratie en Amérique". Tout cela tient dans cette petite boîte, et bien plus encore. Concrètement, on peut stocker des milliers de livres dans une puce de 2 Go. J'y crois vraiment. D'ailleurs je crois que je vais l'adopter :)  Autant le iPhone par exemple, comme des tas d'autres produits électroniques, ne restera jamais qu'un gadget finalement rarement utilisé dans un cadre professionnel (comme l'ordinateur, du reste), autant là je pense que cela peut vraiment entraîner une révolution dans la manière d'aborder la lecture. (Et je crois que je vais me débarasser de mon iPhone...) Le livre ne disparaîtra probablement pas, il connaîtra une crise, mais on y reviendra, comme on revient au vinyle. (Ceci dit, avec les nouvelles machines audiophiles pour lire la musique compressée, et la qualité de la compression qui ne cesse d'augmenter, je ne donne pas cher de la peau du CD d'ici quelques temps...)

1 commentaires:

  1. Contrairement à toi, j'adore le toucher et l'odeur d'un livre, surtout ancien mais je pense effectivement que le livre électronique a de beaux jours devant lui.
    Dans une société où le côté pratique l'emporte sur presque tout, là je crois qu'on a trouvé un produit bien adapté.
    Je décriais il y a quelques années les mails(dont je ne peux plus me passer...)car je pensais qu'ils signeraient la mort de la correspondance épistolaire.
    Je pense le contraire maintenant. Ce n'est qu'une évolution comme le deviendra le livre électronique.
    à voir !...

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