C'est ce qui me vint à l'esprit ce soir en regardant une émission sur l'histoire du protocole présidentiel de la Ve République. Les hommes et les femmes passent et se succèdent. Que penserait un François Mitterrand de l'accession au plus haut poste de l'Etat d'un Emmanuel Macron âgé de seulement trente-neuf ans ? Quelle vision a celui-ci de la fonction présidentielle ?
Emmanuel Macron, huitième Président de la République Française
De Gaulle, Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand, et même Chirac héritaient d'une histoire de France pesante, pesante d'un passé de guerres tourmenté - rappelons que Chirac connut la guerre d'Algérie.
Sarkozy, Hollande et Macron ne semble plus que le produit d'une ambition personnelle et d'un destin forcé. Leurs prédécesseurs véhiculaient une aura peut-être un peu mystique qui pouvait susciter au minimum une admiration. L'aura trouvait son origine certainement dans les passions qui découlaient des guerres.
On peut dire sans crainte, je crois, de se tromper, que depuis Sarkozy "le niveau avait baissé". En revanche, malgré son jeune âge, le nouveau président Macron autorise quelque espoir quand à la stature qu'il entend donner à la fonction de Président de la République. Un mélange de modernisme patent et d'un conservatisme ostentatoire afin de rétablir une image plus noble du statut.
En regardant cette émission, on comprenait l'importance des symboles. On percevait l'envergure que les présidents choisirent de donner (ou pas) à la fonction. Et j'ai saisi pourquoi les populistes de tous bords ne méritaient décidément pas d'accéder à la présidence de la République. Le destin de la France nécessite-t-il la satisfaction immédiate des desiderata et des passions d'un peuple , ou ne mérite-t-il pas plutôt le recul, la réflexion qu'un certain isolement peut nourrir ?
D'après les spécialistes , l'ère du pétrole pas cher ne fait que commencer. Ah bon ? Ces mêmes spécialistes qui, au début de l'année 2015, prédisaient une brusque remontée des prix de l'essence à la fin de l'année ? Ah ces fameux "spécialistes" ! D'après eux, nous sommes coupables du réchauffement de la planète (qui m'arrange quand même, je dois le dire..) , et de tas de problèmes dans le monde. Ces spécialistes et leurs boules de cristal , qui sont capables d'anticiper l'état du monde dans 30 ans, et de spéculer sur nos comportements à adopter d'ici là.
J'avais un besoin urgent d'un PC portable pour le travail, pour de la bureautique et même un peu plus: animation 3D en astronomie, affichage de cartes de Géoportail, lecture de vidéos. J'ai trouvé un PC suffisament puissant pour faire tout cela chez Dell.
La machine: pour le prix, on en a pour son argent. Un ordinateur tout en plastique, avec un pavé numérique (!!) , 4 Go de Ram, DD 500 Go , un processeur Celeron, assez léger (moins de 2 kg) et un écran 15 pouces agréable, qui ne fatigue pas les yeux. Qui plus est, la machine est plutôt silencieuse. Une machine qui satisfera 99% des utilisateurs de la planète, ceux qui se servent de leur machine pour la bureautique. Décidément, les constructeurs ont fait des progrès ces dernières années. Le système d'exploitation: c'est une des distributions Linux des plus connues: Ubuntu
Après moult lectures à propos de cet OS, j'étais plein d'à prioris. Finalement, j'en suis agréablement surpris. Certes, il semble moins performant que Mint Cinnamon que j'utilise quotidiennement sur mon ordi de bureau, mais il est très facile d'accès, avec sa grosse barre de lanceurs d'applications, à la façon de Next, et aussi grâce à son interface Unity tant décriée.
Il est vrai que pour les aficionados du libre, Ubuntu risque de faire grincer des dents: l'icône Amazon dans le "dock", les programmes payants des partenaires de Canonical , et tous les autres logiciels payants (beaucoup de jeux) dans le gestionnaire de programmes. C'est sûr, ce n'est pas pour obtenir ce résultat-là que l'on décide de faire le déménagement vers le "domaine libre".
Mais l'on n'a rien sans rien. Ubuntu reste un OS extrêmement conviviale pour les débutants (mais pas que !) et très répandu.
Article pris dans La République du Centre du 29 octobre 2015 en vue du reportage du soir sur France 2 pour "Envoyé spécial".
Un reportage qui s'est heurté à bien des difficultés... "Nous ne disposons pas de bande passante suffisante." C'est en ces termes sibyllins, envoyés par mail, que la firme Google a refusé la demande de Sophie Roland pour son reportage. Cela n'a pas découragé la réalisatrice de s'y rendre et de tenter de parler aux employés à Mountain view, en Californie. Mais, sur place, personne ne parle. Ou pour dire que travailler chez Google est génial, qu'ils sont très heureux et bien payés. Sauf que, sollicités en permanence pour rester le plus longtemps possible sur leur lieu de travail (même la nuit) grâce à toutes les commodités offertes sur place, contraints de rester connectés indéfiniment, certains finissent par faire un "burn-out". Ce qu'a tenté de comprendre Sophie Rolland. Et, là encore, pas facile de délier les langues. "Quand ils parlent en off par téléphone, les anciens salariés révèlent beaucoup de choses, mais, une fois devant la caméra, ça se complique, explique la réalisatrice. Ils ont souffert chez Google, mais ont aussi énormément appris. Beaucoup ont créé des start-up et rêvent d'être rachetés un jour par Google et s'enrichir. Pas question, donc, de critiquer leur ancien employeur."
Sophie Rolland a aussi axé son enquête sur les données personnelles des utilisateurs, que Google conserve indéfiniment. Le géant du Web est devenu une gigantesque agence de renseignements, connaissant tout sur la vie des internautes. "Google garde nos traces pendant des années, poursuit la réalisatrice. En cherchant dans son propre compte gmail, un internaute peut remonter dans l'historique de ses navigations sur le Web, jusqu'à la toute première recherche qu'il a effectué des années avant. Google retrace aussi notre vie en croisant les infos avec nos déplacements si on utilise Google Maps, par exemple. Il est intéressant de comprendre pourquoi ils agissent ainsi et quelles sont leurs ambitions pour l'avenir, étant donné leur pouvoir, qui semble incontrôlable." L'enquête fait à coup sûr réfléchir et nous rappelle qye le Big Brother de George Orwell dans "1984" n'est pas si loin...