Cela fait quelques mois que je n'ai pas posé de message ici. Coucou me revoici. Je suis rentré en Institut de Formation en Soins Infirmier en septembre 2010 après avoir passé mes concours d'entrée au cours du premier semestre. Certains se sont étonnés de cette reconversion professionnelle, mais sans que ce soit le "métier de ma vie", ou ma "vocation depuis que je suis tout petit", j'ai laissé le métier de musicien professionnel de côté sans beaucoup de regret finalement, car je gagne beaucoup au change; j'apprends beaucoup de choses mine de rien au niveau scientifique, j'ai la certitude de faire un beau métier, je ne travaille pas pour enrichir le capital, j'ai la sécurité de l'emploi, et je me sens utile.
Sur ce dernier point, je développe cette certitude de manière exponentielle ces derniers jours parce que je suis en train de réaliser mon premier stage, en hôpital gériatrique. J'ai la sensation d'être au cœur même de la vie, des problèmes des hommes, d'être un composant, avec le reste de l'équipe médical, du dernier filet de sauvetage entre la vie et la mort, quand des personnes âgées vous confient qu'elles se sentent parfois abandonnées, et que sinon personne ne s'occuperait d'elle (ce qui n'est pas forcément vrai, mais elles ont souvent des tendances dépressives dans leur situation). J'ai la chance d'être dans un bon service, dans un petit hôpital de campagne. Du personnel, peu de patients, c'est une situation rare aujourd'hui en France. Et du personnel qui en plus fait bien son travail, et surtout son travail de prévention. La preuve: je n'ai vu qu'une seule escarre de stade 2 depuis mon arrivée. Je mesure aussi la responsabilité du métier d'infirmier. Dans le service, une quinzaine de patient pour 1 infirmière et 4 ou 5 aide-soignantes. Le médecin vient faire son petit tour dans l'après-midi, mais le reste du temps c'est l'infirmière qui tient les manettes avec son rôle propre et son rôle sur prescription. Les situations sont tellement variées et inattendues, que l'on est bien obligé parfois de déborder du rôle sur prescription, mais dans le cadre de protocoles.
Dans l'obligation de valider ma Compétence 3 (pour ceux qui connaissent), je tente d'apprendre aussi le métier d'aide-soignant, et ce n'est pas de tout repos. Il faut avoir la tête de partout, surveiller tout, ne rien oublier, ne pas faire d'erreur, manipuler les patients avec douceur, laver les papy-mammy, les nourrir. Et là, on se sent utile. En fait, les moments où je suis (de "suivre") l'infirmière sont des période de repos pratiquement. Prise de tension, électro-cardiogramme, pose de sous-cutanée, sont des actes que je mets en relation avec la théorie et mes cours de biologie. Je dois en réaliser quelques uns pendant le stage (+ 1 recherche, + 2 analyses de pratique, + 1 analyse de situation, + 1 recueil de données... travailler + pour gagner + ... et ta sœur) J'inviterais volontiers un politicien à passer 1 journée dans les pas d'un(e) aide-soignant(e) et même à participer à certains actes avant de venir balancer aux Français qu'il faut "revaloriser la valeur travail". Ici je ne vois que des gens qui travaillent bien et en quantité suffisante.
Marine Le Pen : questions et réponses
Il y a 2 semaines

apparemment tu as trouvé ta voie...tu as l'air bien et ça semble te plaire.
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